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L'autre voix

L'autre voix, par Caio Fernando  Abreu
Auteur : Caio Fernando Abreu
Traduction : Claire Cayron & Alain Keruzoré
Editeur : Complexe
Nombre de pages : 120
Date de parution : 1991
Langue : Français
Prix : 13,40 €
ISBN : 9782870275177
Disponibilité : Actuellement épuisé

Livre d'occasion (épuisé)

Sur Une petite plage de sable clair, là-bas au bord de la rivière, un drame s'est joué. Face à la mer ou en écountant A l'occasion d'une grande peine - mélodie d'Erik Satie - le dialogue est malaisé. Impossible? Non, pas pour Ces deux-là, malgré l'hostilité qui les entoure. Dans la dépersonnalisation engendrée par le monde moderne et la vie urbaine, les Photographies remplacent la chaise vide. Un goût de fraises moisies persiste jusqu'au lever du jour. Quelque part dans Rio de Janeiro, un couple, en proie à la médiocrité de son quotidien professionnel, affectif et sexuel, joue Les survivants. Dans un bar évoquant un aquarium aux eaux sales, un homme de presque quarante ans rencontre un garçon de presque vingt, Le garçon le plus triste du monde. D'où vient la tristesse? Peut-être d'une lointaine culpabilité que la chanson Fruillrd mortes vient ressusciter. Alors, emmuré, dans l'effroi de l'âme, on entend, à cinq heures et quart de l'après-midi, la sonnerie du téléphone et L'autre voix. Ainsi vont les histoires du deuxième recueil de nouvelles de Caio Fernando Abreu. Même univers aussi peu tropical que possible pour ce Brésilien qui ne connaît plus que le monde déshumanisé de l'asphalte et revendique, avec une violente douceur, l'affirmation de l'identité hors des conventions, dans l'exploration des profondeurs, et jusqu'à la "folie".

Né à Santiago do Boqueirão dans l’État du Rio Grande do Sul, à la frontière du Brésil et de l’Argentine, Caio Fernando Abreu est à la fois journaliste, romancier et nouvelliste. Maître de la forme courte, son lyrisme puise largement dans les rites afro-brésiliens auxquels il est profondément attaché. Chroniqueur, il a largement relaté dans un style très libre et très personnel les événements qui ont suivi la sortie de la dictature. Son humour renvoie à une vision sombre et tourmentée du monde.

Présentation de sa traductrice, Claire Cayron :
«Nouvelliste, romancier, scénariste, auteur dramatique et journaliste né en 1948 à Santiago do Boqueirão, petite ville de l'Etat du Rio Grande do Sul, frontalière de l'Argentine, qui figure dans son oeuvre sous le nom de Passo da Guanxuma.
     Son grand-père Manuel et son père Zaél étaient grands maîtres francs maçons; sa mère professeur d’histoire et de philosophie.
     Caio Fernando Abreu a commencé à écrire dès l’âge de 14 ans, à l’occasion d’un concours organisé par son lycée où fut couronné “La malédiction des Saint-Marie”, mélodrame situé dans un château des Pyrénées… En publiant ce récit en 1995, dans un recueil en forme de biographie littéraire intitulé en toute provocation : Brebis galeuses, l’auteur remarque malicieusement : “Le succès fut énorme : les filles faisaient la queue pour le lire (il n’y avait qu’une copie, écrite sur un cahier de la marque “En avant” avec un stylo Parker 51)”.
     Après des études de Lettres et d'Art Dramatique à Porto Alegre et quelques publications en revue dès 1966, il s'installe à São Paulo de 1968 à 1994 et travaille comme reporter notamment à la revue Veja, puis comme rédacteur et chroniqueur au quotidien l'Estado de São Paulo. Mais les difficultés politiques et économiques de la vie brésilienne lui ont fait exercer bien d'autres métiers, notamment pour financer de nombreux voyages en Europe : il a été plongeur à Londres, modèle aux Beaux-Arts de Paris, etc..
     Il a publié son premier recueil en 1970. Dans les deux dernières années de sa vie, il s’était retiré à Porto Alegre, capitale de son État d’origine ; il s’est alors consacré à la révision de l’intégralité de son œuvre.
     Au bout d’une carrière arrêtée par le sida à l’âge de 48 ans, la bibliographie de Caio Fernando Abreu comporte 8 recueils de nouvelles, 2 romans, 7 pièces de théâtre toutes représentées, plusieurs scénarios et le recueil de ses chroniques dans le quotidien O Estado de São Paulo, de 1986 à 1995, sous le titre Petites épiphanies. Il a reçu dans son pays de nombreux prix et distinctions. Son œuvre est également traduite en anglais, italien et néerlandais.
   En exergue de l’un de ses premiers recueils, il a placé cette citation du romancier Osman Lins :"Je trouvais beau, à l’époque, d'entendre un poète nous dire qu'il écrivait pour la même raison qu'un arbre donne des fruits. Bien plus tard seulement, j'en suis venu à découvrir que cette affectation était une imposture : que l'homme, forcément, se distinguait des arbres, qu'il devait connaître la raison de ses fruits, qu'il lui incombait de choisir ceux qu'il allait donner, et même de se demander à qui ils étaient destinés, en ne les offrant pas toujours mûrs, mais parfois pourris, et même empoisonnés".
     Admirateur de Clarice Lispector, qui l’appelait “Don Quichotte”, il est dit “biographe des passions” par son amie Lygia Fagundes Telles. Lui-même s’est ainsi défini en 1995, au bout d’une courte existence passée à guetter, éprouver et transcrire les avatars de la réalité : "Je suis un lieu commun incarné. Dans les années 50, j'ai fait de la moto et dansé le rock. Dans les années 60, j'ai été arrêté comme communiste. Puis je suis devenu hippie et j'ai tâté de toutes les drogues. Je suis passé par une phase "punk" et une autre "dance". Il n'y a pas une expérience-cliché de ma génération que je n'aie vécue. Le sida est simplement le visage-cliché de ma mort."
     Le recueil Petites épiphanies s’ouvre sur cette déclaration :"Quand tout paraît sans issue, on peut toujours chanter, je continue à le penser. Voilà pourquoi j'écris" .»
www.jose-corti.fr

 

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